Cette série de tableaux à la feuille d’or me rappelle qui je suis !

Ha ha, en suivant les tendances actuelles du développement personnel, j’avais oublié !

Un documentaire sur Franck Lopvet vu ce week end m’a fait ré-atterrir dans ma vie et résonne fort avec ce que je suis entrain de créer en ce moment. La première idée qui a retenu mon attention dans son témoignage était à propos de :

Vouloir changer, être ailleurs ou poursuivre quelque chose qui n’est pas encore là.

Tiens tiens, ça me parle ! Toutes ces injonctions d’être une « meilleure version de soi même » cache en filigrane un non amour de soi. Sinon, pourquoi vouloir changer ? Oh putain !! Moi qui a passé tant d’années à me développer personnellement !! J’avais une si piètre opinion de moi même ?!

Eh oui car cette « meilleure version de soi même » est une version imaginaire de soi, qui serait plus épanouie, plus riche, plus successfull…que ce que je suis…

Et tant que je ne serai pas comme ça, je serai insatisfait(e) ?

Est ce que je veux passer ma vie à courir derrière une version imaginaire ?

Non, et tu sais quoi ? Tout ce que derrière quoi je cours s’éloigne encore plus de moi.

C’est magnétique. Energétique. Et « tout ce à quoi je résiste, persiste. »

Je ne veux pas voir mes zones d’ombres ? Elles deviendront alors réelles.

Je ne veux pas accepter mes zones d’ombres ? Elles iront alors envahir ma vie, et tout ce qui se présente dans ma vie. Ce qui me dérange à l’extérieur de moi, ce qui me met en colère, ou ce qui m’attriste dans la vie n’est qu’une manifestation de ce que j’ai renié de moi.

Si je ne lutte plus contre, je ne lutte plus contre moi même ou la vie.

C’est accepter d’être humain, en fait !

Dans les tableaux à la feuille d’or que je crée en ce moment, je suis face à l’ombre et la lumière, et ça me fait énormément de bien de jouer avec les deux.

Toutes mes zones d’ombres sont projetées dans la matière, et embrassent mes zones de lumière. En fait ce sont des énergies qui passent et me traversent.

Avant, la boue, je n’en voulais plus.

L’obscurité me faisait peur, libérer l’énergie de mon inconscient (encore lui!) qui m’empêche d’avoir le contrôle sur ma vie c’était risqué.

Et pourtant…

Quel réservoir d’énergie !

Quel cocktail détonnant de mouvements, de choses bizarres, de créatures de la forêt et d’énergies contraires !

Voilà toutes mes facettes qui se libèrent et me font coucou !

Mais oui je vous vois ! Je vous réintègre à nouveau dans ma vie.

Merci !

L’or et la boue.

J’ai voulu l’or sans la boue ? Anesthésier mes émotions ? Couper une partie de moi ?

Je suis conscience et inconscience.

Je vois enfin tout ce que je suis et que je n’osais plus être. De chair et d’os, venue faire des expériences terrestres, humides, sèches, moelleuses, dures, criantes, froides, chaudes, drôles et dansantes.

Tout et son contraire. Sans rejeter. Danser en essuyant. Un volcan, un bulldozer, une enfant, une fleur, un ogre, une fée, je suis tout cela à la fois.

Je peux les laisser danser dans mes tableaux. Je peux aussi les laisser danser dans ma vie.

Eh oui !

Je ne suis plus là pour juger ce qui est bien ou ce qui est mal.

Est ce qu’un volcan qui crache de la lave est vilain ?

Je viens de voir mon propre reflet dans le noir de mes peurs les plus profondes.

Follement humaine,

Alexandra