Il y a quelques temps je me faisais cette réflexion, « Tiens, ça fait longtemps que je n’ai pas ressenti de vrai mal être. » De déprime, de grande lassitude, d’aigreur ou de colère. De dégoût, de malaise, de déception ou de terreur.

C’est vrai qu’aujourd’hui, partout sur la planète du développement personnel, on peut ressentir une « injonction » à aller bien et penser positif à tout prix. Le piège de cette injonction est d’être tenté de balayer sous le tapis les merdes accumulées et porter un « masque positif » plutôt que de faire le travail en profondeur.

Personnellement, je n’ai pas attendu cette « injonction » actuelle pour travailler sur moi.

J’ai commencé cette démarche il y a 20 ans, et régulièrement je m’emploie à « transmuter » ce que la vie me fait remonter comme peurs, colères, limites et énergies « désagréables ».

Bien sûr, comme tout le monde, je suis parfois tentée de balayer des trucs sous le tapis. Mais ça ne tient pas longtemps, l’invisible se met à crier, et ça devient vite insupportable.

Oui j’ai des périodes de contractions, mais plus du tout comme avant.

Aujourd’hui ça se traduit par des journées de purge énergétique où pendant quelques jours, (souvent pendant les règles) je vais être très fatiguée, avoir mal partout et laisser remonter toutes sortes d’énergies. Je vis vraiment ça comme une « purge ».

Du coup, même si c’est désagréable sur le moment, je sais que ça va passer. Je ne m’identifie plus à ces états qui bien souvent canalisent et libèrent plein de choses.

C’est vrai que je ne partage pas ces journées sur mon profil facebook. Pas envie de vider mes poubelles sur la place…! 😉

A cette question du « pourquoi je n’arrive plus à aller mal ? », voici d’autres pistes qui me sont venues.

-J’ai conscience que je crée et que je suis responsable de tout ce qui m’arrive. Tout ? Oui, à peu près tout. Même les choses «terribles » ? Oui, car même si leur sens m’a échappé sur le coup, il s’est révélé plus tard, avec un autre point de vue.

Et les choses « super » qui arrivent sont les fruits des graines semées que j’ai arrosées.

Partout où je ne les ai pas semées et arrosées, pas de fruits.

Du coup je ne subis plus les événements. S’il m’arrive une « tuile », c’est que je l’ai en partie voulu pour que ça me fasse avancer dans un domaine de ma vie.

Si je relève le défi, j’entre dans le processus et j’accepte le scénario que moi et/ou mon inconscient avons choisi pour me faire bosser sur moi. Si je le refuse, de toute façon il va se répéter plus tard sous une autre forme pour me faire travailler sur la même chose.

Cette perception a tout changé dans ma vie :

Tout est parfait ! Il n’y a donc rien à ruminer, regretter, culpabiliser…

Si je me suis mise dans une situation pénible, ben ! Je peux aussi en sortir…

J’ai quelque part les ressources pour me sortir de ça, sinon je ne l’aurai pas créée.

A moins d’être maso, ou de s’auto-saboter, ce qui peut aussi être trèèèès intéressant à découvrir !

-Je crois que j’ai épuisé mon quota de négativité. Entre 14 et 26 ans, je n’ai fait que ça. 12 ans de mal être et de dépression, ça suffit dans une vie !

-Je ne laisse plus pourrir les squelettes dans les placards. Quand un mensonge moisit quelque part, je vais aller le traquer jusqu’à ce qu’il montre son nez. Ça fait parfois mal et ça fait de moi une chieuse mais ça libère tellement.

-Je ne me donne plus tort. Même si c’est bizarre d’être en joie dans des situations où tu es sensée être triste, ou juste pour un rien…

En fait je crois que la Joie n’est pas vraiment bien acceptée dans ce monde. On dirait que c’est louche et mal vu !

C’est suspect et ça fait braire les gens mornes, où ceux qui vont mal… En gros, si tu es en joie, soit tu es « perchée » soit tu prends des drogues, ou alors c’est parce que tu fais l’autruche sur ce qui va mal.

Et si la joie c’était mon état naturel ?

-Je ne vibre plus avec « le  malheur » du monde. De mon point de vue perso, il y a des malheurs qui sont des choix, d’autres qui sont des occasions de se victimiser, et d’autres qui sont des répétitions de choses mal guéries dans les générations d’avant, et qui se répètent jusqu’à ce que quelqu’un fasse le travail… Ou d’autres encore qui sont la manifestation de l’inconscience qui règne sur la terre.

J’ai choisi de ne pas vibrer avec ça. Ça ne veut pas dire que je n’ai pas d’empathie, mais c’est vrai, je suis une très mauvaise consolatrice.

Face au « malheur » je vais essayer de convoquer toute ma lumière.
Pourquoi ? Parce que si je vibre dans la même énergie que quelqu’un de déprimé par exemple, j’ai la sensation d’en rajouter une couche. J’ai essayé pendant des années de porter les poids avec les autres. Ça faisait juste une personne plombée en plus. Ça n’a jamais fait sauter les poids des autres !

Par contre si je change de fréquence, alors quelque chose peut se passer et transmuter.

Puis-je être heureuse quand d’autres souffrent ? Oui, c’est même mon devoir, si j’ai envie de contribuer à la vie, la terre, à l’univers. Si je veux être alchimiste et transmuter le plomb en or.

Si je vibre avec les infos, et que je me laisse envahir par la peur, la tristesse ou la stupéfaction, je rajoute encore plus de ça autour de cet événement. Envoyer de l’énergie positive et de l’amour, c’est tout ce que je peux faire à mon niveau.

Et pourquoi faire ça ? Augmenter mon niveau de conscience, et celui de la planète par la même occasion. Vivre dans plus de joie et de plaisir, ne pas laisser un lieu trop crade à mes enfants.

Ce que je fais à moi, je le fais aux autres et à la planète. Et vice versa.

C’est ce que j’adore dans Ho’ponopono. (chamanisme hawaïen à l’origine, qui est devenu un outil de développement personnel…) Pour résumer, d’après cette vision, tout ce qui est à l’extérieur de moi est aussi et d’abord à l’intérieur de moi. Donc je « guéris » l’intérieur et l’extérieur « guérit » aussi.

Tout ce qui me dérange, m’agace, m’inquiète, trouve sa racine en moi, et sont les échos de blessures et de mémoires non résolues… Ce qui est génial avec Ho’ponopono, c’est que tu peux le pratiquer immédiatement, dès que le malaise arrive et avant que ça ne réactive le vieux programme…

C’est magique. Je l’ai pratiqué pendant plus d’un an et perso j’ai eu des résultats incroyables sur les vieilles rancoeurs et d’autres démons du passé.

Ça me fait aussi penser aussi à Wayne Dyer, qui dans une conférence utilisait la métaphore de l’orange et du jus à l’intérieur. Quand quelqu’un te met en colère, tu es comme une orange que l’on presse. Du jus coule de l’orange. Mais est-ce que le jus était déjà là dans l’orange ?

Je trouve cette image lumineuse. Les situations vécues ne sont que des déclencheurs et des révélateurs des choses accumulées en moi. Quand je suis en paix avec moi même, quelqu’un qui me provoque ne va pas m’ébranler. Ça va me passer dessus…